Les démons d’une vie

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l y a vraiment des moments où les démons resurgissent. On a tous nos démons. Ce ne sont pas les mêmes pour tout le monde mais on mène tous un combat similaire contre ceux qu’on a. Un combat répétitif, un combat de tous les instants, un combat qui s’assoupit parfois et qui à d’autres moments nous envahit tellement il est violent. On y revient toujours à ce combat, par périodes, comme un roulement sourd du rythme de la vie. Des démons de destruction. De destruction de soi, de notre construction du monde.

Φuand on grandit, je parle pas de taille ou de maturité mais plutôt de spiritualité, quand on grandit on reconnaît nos démons, là où auparavant ils étaient flous, des fantômes masqués. Mais on finit par les connaître et les reconnaître. Alors on est d’autant plus apte à les combattre. On les voit venir, leur approche est moins pernicieuse et leurs conséquences moins dramatiques. Pourtant parfois,  malgré cette conscience, malgré cette sorte de matérialisation psychique qu’on en fait progressivement au cours d’une vie, on a envie de les laisser gagner. Sans se battre. On a même envie de s’y abandonner. J’ai choisi ce mot délibérément… comme si l’abandon à ces démons pouvaient procurer une satisfaction par le biais d’une forme de souffrance. Fantasme de destruction ? Petit masochisme ? Tant qu’on est partis pour poser des mots alors posons-les.

Je suis forte. Je suis comme un petit roseau qui a beaucoup plié sous les peines et les douleurs, mais qui a toujours eu la souplesse de ne jamais rompre. Et que ceux qui se disent que je n’ai pas de quoi me plaindre prennent ma vie une seconde, entrent dans ma tête l’espace d’un instant. Alors oui je suis sensible, mais ça ne m’empêche pas d’être forte. Et parfois la force faiblit. Ça épuise. On a envie de se reposer…

C’est tout.

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Inspiration hivernale

          And winter is coming          

Quand on parle d’hiver, on pense avant tout à la neige. La neige … Si belle et si pure, et pourtant si froide. Quand on la regarde elle remplit le coeur d’une grande chaleur, mais quand on la touche elle nous transit, nous glace et nous paralyse. Je suis un peu l’inverse en fait. Avec ma peau diaphane je dégage au premier regard une impression de froideur, intensifiée par -il parait- mes expressions et mes postures … D’ailleurs mes mains et mes pieds sont toujours glacés. Mais quand on me connait bien, en creusant un peu en profondeur, j’ai un coeur tellement chaud qu’il en vient à brûler chaque personne touchée. J’en suis désolée …
Je ne suis pas n’importe qui, même si tu refuses d’ouvrir les yeux là-dessus. Je suis une chance pour toi. Si tu ne la saisis pas au fond, c’est juste triste pour toi. Parce que c’est vrai on ne va pas se mentir, on peut être heureux l’un sans l’autre chacun de son côté, chacun avec ses quêtes. Mais on sera quand même passé à côté de quelque chose. Parce que ce qu’on avait tous les deux, c’était rare.
Oui il fait froid dehors, il pleut, il neige ou il vente. C’est ça la vie. C’est dans ces tourbillons-là qu’elle nous ballotte. Je suis pas inspirée en ce moment, y’a comme un creux de vague. Mais en flânant sur Pinterest, Instagram et autre, j’ai eu envie de faire une sélection de jolies photos de saison grappillées ça et là. Juste pour le plaisir des yeux. Juste pour voyager un peu et s’évader. Des photos d’une beauté à couper le souffle qui mêlent à la fois le tragique et le magique.

"Je suis venue te dire que je m’en vais"

la souffrance de l'amour

Tu m’énerves putain, tu m’saoules, maintenant faut vraiment que tu sortes de ma vie tu comprends ? J’ai besoin que tu ne sois plus rien, t’avais très bien commencé pourtant avec toute cette illusion que tu m’as infligée ! Continue juste sur ta lancée c’était très bien comme ça, et disparais ! Je sais même plus à quoi je me suis accrochée, je ne sais même plus pourquoi d’ailleurs … Tout semble tellement ridicule maintenant, et t’as pas idée à quel point je me sens conne. Et naïve aussi, surtout naïve peut-être. Alors disparais.
Parce que de toute façon même si tu disparais à 100% tu seras toujours un peu en moi. Vas comprendre, malgré toutes tes années d’absence, malgré tous tes silences, malgré tes engagements non tenus, malgré le fantôme que tu es devenu, j’ai quand même chopé tes tics je sais même pas d’où ça sort ! Qu’est-ce que ça fout là ça merde ?! Et pourquoi tout me ramène toujours à toi ?! Alors disparais et emmène tous tes souvenirs avec toi, tous nos souvenirs … Tu n’auras plus que ça pour te tenir chaud à l’hiver de ta vie toi de toute façon, nos souvenirs. Alors prends-les je n’en ai plus besoin. Ca m’encombre même, c’est un boulet à ma cheville ça m’empêche d’avancer. Mais toi, toi au lieu d’évoluer tu as dévolué, tu as tellement régressé que tu es encore plus lourd qu’eux, ces foutus boulets, et c’est toi qui es à la traîne. T’as rien compris putain. Et je sais même plus en quelle langue il faut te le dire, à quel point tu t’es planté en beauté, parce que la seule langue à comprendre c’est celle du coeur, et c’est malheureusement la seule que tu ne comprends pas. C’est marrant pour un mec si intelligent. Comme quoi, ça arrive que l’intelligence aille de paire avec la connerie. Et après tout c’est assez logique, l’intelligence est en partie constituée de sensibilité, d’humanité tu vois. Toi ta sensibilité je sais pas trop où tu l’as oubliée, entre ici et là, sur le bas côté de la route de ta vie. 
Oui j’ai mal. Mais au fond je te plains, j’ai sincèrement de la peine pour toi. Ca me touche profondément, l’idée que tu ne sois jamais heureux. Mais tu pourras t’en prendre qu’à toi même après tout. Ne m’entraîne juste pas dans ta chute, j’ai pas réussi à te rattraper. J’ai pas réussi à t’empêcher de glisser, mais j’ai pourtant fait tout ce que j’ai pu. Seulement sans y mettre du tien c’était peine perdue. On était dans la même barque toi et moi, mais j’étais la seule à ramer pour atteindre la rive, viens pas te plaindre après.
J’ai assez donné après avoir tout donné. Je suis fatiguée.

« Sait-on jamais où une femme s’en va quand elle vous quitte. »

adieu je suis venue te dire que je m'en vais

Hello September


Septembre 2016.

Le début de cette année apporte son petit lot de contrariétés, et de nouveaux défis. Cool ! Une bonne manière de se développer et d’évoluer, toujours plus loin toujours plus haut ! Bon ça c’est la vision à long terme. Importante à avoir ça va de soi. Mais dans le présent les choses restent quand même compliquées …
Oui Septembre 2016 c’est une grande avancée, c’est un changement de vie, un changement de ville, un changement de cocon et un changement de rythme. Ca fait 7 ans que je suis sortie du lycée mon bac en poche. Ca fait 7 ans que je trace mon chemin avec des tours et des détours dans mon parcours professionnel. 7 ans aussi que je me farcis des cours purement théoriques, bien qu’ils soient très intéressants. Alors oui ce temps-là a été nécessaire pour que j’en arrive à cette étape aujourd’hui, et non les années passées n’ont jamais été perdues. J’ai eu besoin de ces détours pour pouvoir me développer, et faire grandir mon esprit afin de réussir à assumer ce que je fais aujourd’hui. Je ne regrette rien, et de toute façon ça ne sert à rien de regretter. Par chez moi on dit toujours que dans la vie, le chemin d’un point A à un point B ne se fait jamais en ligne droite. Il se fait en spirale, comme un escargot, avec des cercles qui s’élargissent à chaque tour un peu plus.
Enfin, maintenant j’ai accès à un apprentissage actif, à de la pratique. Je vais pouvoir me bouger et cesser d’être une oreille collée à un bac d’université. Mais ça va être dur … J’arrive pour ma première année de Master dans une université privée, et je me rends compte avec violence de l’efficacité toute relative de l’enseignement public. J’ai toujours évolué dans des amphithéâtres de 200 personnes où aucun étudiant ne prenait la parole, se contentant de prendre soigneusement des notes sans questionner le discours du professeur. J’ai toujours évolué dans un cadre où le formatage, on ne va pas se mentir, était de rigueur. Je me trouve aujourd’hui noyée parmi des étudiants qui ont eu la chance, l’opportunité et l’habitude de développer leur esprit et leur raisonnement par eux-mêmes, d’interagir avec les enseignants en plein milieu des cours. J’ai suivi un enseignement passif, ils ont suivi un enseignement actif. Et c’est sans compter les lacunes propres à ma spécialité. Ils ont eu trois années entières pour développer des concepts selon l’orientation qu’on suit en Master, et à proprement parler je dois, de mon côté, avoir eu trois semaines pour cela. Donc j’ai grossièrement, trois ans de lacunes à rattraper le plus vite possible.
Sinon il y a la problématique du stage aussi. Les étudiants parmi les lecteurs comprendront à quel point ce moment est crucial, et aussi cruel. Pas de budget, pas de place, pas de (…). Cassage de nez et claquage de portes. Ben oui mais concrètement, cette année je dois gérer mes partiels, et effectuer aussi la rédaction de deux mémoires. Sans stage, pas de mémoire(s), sans mémoire, pas de validation. L’angoisse. C’est pourtant pas faute d’élargir le champ de mes recherches au possible, mais toutes les structures sont pleines. Encore, ce serait mon profil qui ne serait pas adéquat, ou des formulations maladroites dans mes démarches, je pourrais agir et trouver des solutions. Mais pas de places, c’est indépendant de mon contrôle et je suis si impuissante … L’impuissance. Le sentiment le pire au monde.
Ah oui, et j’allais oublier. Je dois aussi trouver un travail. Là je commence à rire. Jaune, nerveusement, employez tous les adjectifs que vous voulez, en dehors de « de bon coeur ». Sans stage, pas de planning. Sans planning pas de boulot. Sans boulot pas de sous. Je suis complètement prise dans un cercle vicieux infernal, où chaque paramètre nécessite la résolution des autres paramètres au-dessus de la pyramide. Je crois qu’un petit trou se creuse en moi, et grandit chaque jour, à chaque refus ou mauvaise nouvelle. Un petit trou de vide, de néant, de solitude et d’impuissance.
Mais je garde le sourire parce qu’il ne faut pas se laisser abattre. Je ne baisserai pas les bras, et je ne me laisserai pas submerger par le flot des difficultés. Les épreuves sont des entraînements à devenir des personnes sages et heureuses. Plus les épreuves sont lourdes et plus la victoire est grande. Alors je souris, parce que je sais profondément que je serai là où je devrais être, en temps voulu. Je sais que ce que je traverse, et la situation dans laquelle je serai, me permettront de m’épanouir, et d’épanouir les autres autour de moi. Au fond j’ai choisi ce métier pour transmettre de la lumière, de la joie et du bonheur à chaque personne croisant ma route. Et c’est ce que je ferai. Au final malgré les difficultés encore actuelles, c’est comme si j’avais déjà la victoire.
Deux mots. Persévérance. Foi.
Voilà mes bonnes résolutions pour cette nouvelle année qui commence.
Et vous, comment se déroule votre rentrée ?

– Xoxo


Du bonheur

(Oups, titre plagié sur Frédéric Lenoir…)


Aujourd’hui mes petits loups on va parler du bonheur. Et qu’est ce que le bonheur ? Vaste question me direz vous. Chacun voit midi à sa porte après tout, donc la variété de réponses est au moins aussi conséquente que le nombre d’êtres vivants existant sur terre. Enfin si on rentre dans les détails… parce que dans les faits le bonheur tient à peu de choses.

Le conflit, cette bénédiction.

Par exemple, je vis une relation conflictuelle depuis des années avec quelqu’un que je ne peux absolument pas sortir de ma vie. Après une soirée de gros éclats de voix où chacun de nous a vidé son sac, je me sentais tout aussi vidée. De ma joie, de mon énergie, de mes espoirs… pourtant, je me suis réveillée un matin en prenant ce conflit sous l’angle de la bénédiction. Masochiste la nana me direz-vous. Et bien non, regardons de plus près. Le conflit entre nous tenait dans la difficulté à communiquer. Nous interprétions toujours les paroles de l’autre de travers, en le pensant énervé ou vexé par exemple. Ainsi, pour donner une petite métaphore de plomberie, notre tuyau de communication n’avait de cesse, au fil des ans, de s’encrasser de tout un tas de saloperies. Le conflit mentionné plus haut avait cela de bénéfique qu’il nous a permis de mettre carte sur table, et chacun a reproché à l’autre ce qu’il gardait au fond du coeur depuis trop longtemps. Bien sûr ça faisait mal et ça énervait. Mais nous avons crevé l’abcès pour pouvoir recréer des bases de communication saines. Ce processus douloureux était nécessaire pour décrasser le tuyau, et pour que l’eau claire s’en écoule à nouveau. Prendre conscience de ce phénomène est déjà une première étape vers le bonheur.
Finalement, le bonheur peut venir d’un simple « ça va aujourd’hui ? », quand on sait ce qu’il en a coûté pour bénéficier de ce petit rien. Petit rien qui veut dire tant de choses… petit rien qui veut dire : je t’ai écoutée, tu comptes pour moi alors je prends tes besoins en considération. Petit rien banal au quotidien, mais qui est une autre étape dans le bonheur. Le bonheur nous vient de peu de choses, quand on a fait suffisamment de chemin pour le gagner.

Les tuyaux encrassés

Il en va de même pour toutes les souffrances de la vie au fond. Cette histoire n’est qu’un exemple, mais le tuyau encrassé peut se manifester de bien des manières dans la vie des gens. Il peut être l’image d’un événement, d’une suite de situations, ou être en lien avec une tierce personne. Qui n’a jamais observer des situations se répéter, dans sa propre vie ou sur un ensemble de générations ? Chez certains cela prendra la forme de conflits qui se perpétuent de père en fils. Chez d’autres, cela peut être sous forme de rencontres successives de partenaires qui partagent les mêmes tendances de vie, nocives pour soi. Pour d’autres encore, il peut s’agir d’une incapacité à dire « non » ou « stop », ce qui génère une quantité de travail quotidien qui s’accumule sans jamais désemplir, et ce quel que soit le poste exercé par la personne concernée. Toutes ces situations, que je pourrais appeler d’ordre karmique, provoquent des souffrances qui peuvent être purgées comme un tuyau encrassé. La première étape du nettoyage est toujours une petite explosion de douleur, elle nous met face à des réalités que nous nous sommes cachées, que nous avons évitées. Mais la prise de conscience de soi et de la situation nous libère. Parce que non, nous n’avons pas besoin d’être parfaits pour être heureux !

Le bonheur accessible à tous.


Nous n’avons pas besoin d’être parfaits, je dirais même que nous ne devons pas être parfaits. Notre richesse personnelle tient en partie de nos imperfections. Nous avons le DROIT d’être heureux tels que nous sommes. Je vais même pousser le bouchon un peu plus loin, nous avons le devoir d’être heureux tels que nous sommes. C’est un devoir que nous avons envers nous-mêmes parce que nous le méritons. Non je veux dire, nous le méritons vraiment ! Nous avons tous dans nos vies des démons passagers qu’on peut éradiquer comme on nettoie notre tuyau encrassé. Mais nous avons tous aussi des démons de vie, ceux qu’on devra combattre jusqu’à la fin de nos jours. Ceux là, ce sont des tuyaux qui, après avoir été purgés, s’encrassent à nouveau. Plus ou moins vite, plus ou moins abondamment. Ces combats constituent un travail de longue haleine, mais il faut toujours garder à l’esprit que dans chaque obscurité il y a une parcelle de lumière à trouver. Et quand on se concentre sur la parcelle de lumière, si petite soit-elle, elle peut se multiplier à l’infini. Après tout, si on oublie le sens figuré, avez vous déjà vu l’obscurité remporter la victoire sur la lumière ? Non. La lumière avale l’obscurité mais l’obscurité n’avale pas la lumière. 《Si, quand la nuit tombe l’obscurité avalé la lumière !》me direz-vous peut-être. Personnellement je vois plutôt les choses comme une course inversée, quand le jour grignote la nuit par la queue, la nuit a alors la place pour se répandre par le tête. Si la nuit tombe c’est parce que le jour s’éloigne, et non parce que la lumière faiblit. Il en va de même chez l’être humain, la lumière de notre âme se répand en emportant toute obscurité sur son passage, si tant est qu’on insuffle de l’énergie à la lumière. Bref. Certains combats sont passagers, d’autres sont éternels. Mais ces combats contre nos démons, qu’ils aient pour noms Avidité, Colère ou encore Orgueil pour n’en citer que quelques uns, nous poussent sans cesse à nous dépasser. Et nous avons alors la satisfaction de devenir meilleur que nous-mêmes. Être meilleur que les autres n’est pas de grande importance finalement, ce n’est pas ce qui nous fait gagner en sagesse.
Oui nous avons tous des démons, mais notre bonheur dépend de notre perspective. Ne les voyons pas comme des ennemis mais comme des amis, qui nous font grandir au-delà de nous-mêmes.

Le lâcher prise.

Les tuyaux encrassés nécessitent une prise de conscience de nos processus ou de la situation vécue pour être purgés. Cela implique un lâcher prise de nos peurs, un lâcher prise de nos illusions. Les conflits peuvent être porteurs, et chacune des épreuves de la vie constitue un apprentissage. La prise de conscience de nos processus internes ne peut se faire totalement sans acceptation de soi. Il faut faire tomber le masque et arrêter de se voiler la face, notre obscurité est aussi belle que notre lumière si on arrive à négocier avec.