Les démons d’une vie

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l y a vraiment des moments où les démons resurgissent. On a tous nos démons. Ce ne sont pas les mêmes pour tout le monde mais on mène tous un combat similaire contre ceux qu’on a. Un combat répétitif, un combat de tous les instants, un combat qui s’assoupit parfois et qui à d’autres moments nous envahit tellement il est violent. On y revient toujours à ce combat, par périodes, comme un roulement sourd du rythme de la vie. Des démons de destruction. De destruction de soi, de notre construction du monde.

Φuand on grandit, je parle pas de taille ou de maturité mais plutôt de spiritualité, quand on grandit on reconnaît nos démons, là où auparavant ils étaient flous, des fantômes masqués. Mais on finit par les connaître et les reconnaître. Alors on est d’autant plus apte à les combattre. On les voit venir, leur approche est moins pernicieuse et leurs conséquences moins dramatiques. Pourtant parfois,  malgré cette conscience, malgré cette sorte de matérialisation psychique qu’on en fait progressivement au cours d’une vie, on a envie de les laisser gagner. Sans se battre. On a même envie de s’y abandonner. J’ai choisi ce mot délibérément… comme si l’abandon à ces démons pouvaient procurer une satisfaction par le biais d’une forme de souffrance. Fantasme de destruction ? Petit masochisme ? Tant qu’on est partis pour poser des mots alors posons-les.

Je suis forte. Je suis comme un petit roseau qui a beaucoup plié sous les peines et les douleurs, mais qui a toujours eu la souplesse de ne jamais rompre. Et que ceux qui se disent que je n’ai pas de quoi me plaindre prennent ma vie une seconde, entrent dans ma tête l’espace d’un instant. Alors oui je suis sensible, mais ça ne m’empêche pas d’être forte. Et parfois la force faiblit. Ça épuise. On a envie de se reposer…

C’est tout.

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"Toutes les caresses qui ont manqué"

« Quand nous reverrons-nous ? Quand le goût terreux de tes lèvres viendra-t-il à nouveau frôler l’anxiété de mon esprit ? La terre est comme un tourbillon de lèvres mortelles. La vie creuse devant nous le gouffre de toutes les caresses qui ont manqué. »

Antonin Artaud – L’ombilic des Limbes

Bande 4

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Le temps d’une rose.

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Souvenir d’une rose qui tout un temps vécut.
Vague empreinte de ce qui à l’heure est révolu.
Je vais la bouffer ta rose, avec son indicible
Je vais la bouffer et j’ose, avec son invivable
Ca veut dire quoi au fond, ce message inaudible ?
Aucune vérité, ce n’est rien qu’une fable.
Elle était belle pourtant, et pleine de promesses
Elle nous augurait tant, avec sa hardiesse.
J’aurais voulu y croire, encore un peu plus …
Mais le glas a sonné, remplaçant l’angélus.
Souvenir d’une rose qui tout un temps vécut.
Vague empreinte de ce qui à l’heure est révolu.

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Inspiration hivernale

          And winter is coming          

Quand on parle d’hiver, on pense avant tout à la neige. La neige … Si belle et si pure, et pourtant si froide. Quand on la regarde elle remplit le coeur d’une grande chaleur, mais quand on la touche elle nous transit, nous glace et nous paralyse. Je suis un peu l’inverse en fait. Avec ma peau diaphane je dégage au premier regard une impression de froideur, intensifiée par -il parait- mes expressions et mes postures … D’ailleurs mes mains et mes pieds sont toujours glacés. Mais quand on me connait bien, en creusant un peu en profondeur, j’ai un coeur tellement chaud qu’il en vient à brûler chaque personne touchée. J’en suis désolée …
Je ne suis pas n’importe qui, même si tu refuses d’ouvrir les yeux là-dessus. Je suis une chance pour toi. Si tu ne la saisis pas au fond, c’est juste triste pour toi. Parce que c’est vrai on ne va pas se mentir, on peut être heureux l’un sans l’autre chacun de son côté, chacun avec ses quêtes. Mais on sera quand même passé à côté de quelque chose. Parce que ce qu’on avait tous les deux, c’était rare.
Oui il fait froid dehors, il pleut, il neige ou il vente. C’est ça la vie. C’est dans ces tourbillons-là qu’elle nous ballotte. Je suis pas inspirée en ce moment, y’a comme un creux de vague. Mais en flânant sur Pinterest, Instagram et autre, j’ai eu envie de faire une sélection de jolies photos de saison grappillées ça et là. Juste pour le plaisir des yeux. Juste pour voyager un peu et s’évader. Des photos d’une beauté à couper le souffle qui mêlent à la fois le tragique et le magique.

"Je suis venue te dire que je m’en vais"

la souffrance de l'amour

Tu m’énerves putain, tu m’saoules, maintenant faut vraiment que tu sortes de ma vie tu comprends ? J’ai besoin que tu ne sois plus rien, t’avais très bien commencé pourtant avec toute cette illusion que tu m’as infligée ! Continue juste sur ta lancée c’était très bien comme ça, et disparais ! Je sais même plus à quoi je me suis accrochée, je ne sais même plus pourquoi d’ailleurs … Tout semble tellement ridicule maintenant, et t’as pas idée à quel point je me sens conne. Et naïve aussi, surtout naïve peut-être. Alors disparais.
Parce que de toute façon même si tu disparais à 100% tu seras toujours un peu en moi. Vas comprendre, malgré toutes tes années d’absence, malgré tous tes silences, malgré tes engagements non tenus, malgré le fantôme que tu es devenu, j’ai quand même chopé tes tics je sais même pas d’où ça sort ! Qu’est-ce que ça fout là ça merde ?! Et pourquoi tout me ramène toujours à toi ?! Alors disparais et emmène tous tes souvenirs avec toi, tous nos souvenirs … Tu n’auras plus que ça pour te tenir chaud à l’hiver de ta vie toi de toute façon, nos souvenirs. Alors prends-les je n’en ai plus besoin. Ca m’encombre même, c’est un boulet à ma cheville ça m’empêche d’avancer. Mais toi, toi au lieu d’évoluer tu as dévolué, tu as tellement régressé que tu es encore plus lourd qu’eux, ces foutus boulets, et c’est toi qui es à la traîne. T’as rien compris putain. Et je sais même plus en quelle langue il faut te le dire, à quel point tu t’es planté en beauté, parce que la seule langue à comprendre c’est celle du coeur, et c’est malheureusement la seule que tu ne comprends pas. C’est marrant pour un mec si intelligent. Comme quoi, ça arrive que l’intelligence aille de paire avec la connerie. Et après tout c’est assez logique, l’intelligence est en partie constituée de sensibilité, d’humanité tu vois. Toi ta sensibilité je sais pas trop où tu l’as oubliée, entre ici et là, sur le bas côté de la route de ta vie. 
Oui j’ai mal. Mais au fond je te plains, j’ai sincèrement de la peine pour toi. Ca me touche profondément, l’idée que tu ne sois jamais heureux. Mais tu pourras t’en prendre qu’à toi même après tout. Ne m’entraîne juste pas dans ta chute, j’ai pas réussi à te rattraper. J’ai pas réussi à t’empêcher de glisser, mais j’ai pourtant fait tout ce que j’ai pu. Seulement sans y mettre du tien c’était peine perdue. On était dans la même barque toi et moi, mais j’étais la seule à ramer pour atteindre la rive, viens pas te plaindre après.
J’ai assez donné après avoir tout donné. Je suis fatiguée.

« Sait-on jamais où une femme s’en va quand elle vous quitte. »

adieu je suis venue te dire que je m'en vais