Les démons d’une vie

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l y a vraiment des moments où les démons resurgissent. On a tous nos démons. Ce ne sont pas les mêmes pour tout le monde mais on mène tous un combat similaire contre ceux qu’on a. Un combat répétitif, un combat de tous les instants, un combat qui s’assoupit parfois et qui à d’autres moments nous envahit tellement il est violent. On y revient toujours à ce combat, par périodes, comme un roulement sourd du rythme de la vie. Des démons de destruction. De destruction de soi, de notre construction du monde.

Φuand on grandit, je parle pas de taille ou de maturité mais plutôt de spiritualité, quand on grandit on reconnaît nos démons, là où auparavant ils étaient flous, des fantômes masqués. Mais on finit par les connaître et les reconnaître. Alors on est d’autant plus apte à les combattre. On les voit venir, leur approche est moins pernicieuse et leurs conséquences moins dramatiques. Pourtant parfois,  malgré cette conscience, malgré cette sorte de matérialisation psychique qu’on en fait progressivement au cours d’une vie, on a envie de les laisser gagner. Sans se battre. On a même envie de s’y abandonner. J’ai choisi ce mot délibérément… comme si l’abandon à ces démons pouvaient procurer une satisfaction par le biais d’une forme de souffrance. Fantasme de destruction ? Petit masochisme ? Tant qu’on est partis pour poser des mots alors posons-les.

Je suis forte. Je suis comme un petit roseau qui a beaucoup plié sous les peines et les douleurs, mais qui a toujours eu la souplesse de ne jamais rompre. Et que ceux qui se disent que je n’ai pas de quoi me plaindre prennent ma vie une seconde, entrent dans ma tête l’espace d’un instant. Alors oui je suis sensible, mais ça ne m’empêche pas d’être forte. Et parfois la force faiblit. Ça épuise. On a envie de se reposer…

C’est tout.

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4 commentaires sur « Les démons d’une vie »

  1. Très beau texte. Oui, nous avons tous nos propres démons qui sont plus ou moins faciles à affronter. J’ai été tenté d’abandonner comme tu le dis mais j’ai été à deux doigts de tout perdre alors je suis reparti au combat. Ceux qui disent que l’on n’est pas à plaindre n’ont rien à faire dans notre vie. Bref, bon courage à toi en tout cas.

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    1. Je pense qu’on a toujours cet instinct de survie en nous qui nous pousse à nous reprendre en main quand on descend en dessous d’un certain seuil. Parfois ça a du bon de descendre, et puis ça nous rappelle d’où on vient. Ça nous rappelle que l’homme n’est pas parfait mais qu’il se relève, malgré tout. Et c’est ce qui le fait humain.

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