Hello September


Septembre 2016.

Le début de cette année apporte son petit lot de contrariétés, et de nouveaux défis. Cool ! Une bonne manière de se développer et d’évoluer, toujours plus loin toujours plus haut ! Bon ça c’est la vision à long terme. Importante à avoir ça va de soi. Mais dans le présent les choses restent quand même compliquées …
Oui Septembre 2016 c’est une grande avancée, c’est un changement de vie, un changement de ville, un changement de cocon et un changement de rythme. Ca fait 7 ans que je suis sortie du lycée mon bac en poche. Ca fait 7 ans que je trace mon chemin avec des tours et des détours dans mon parcours professionnel. 7 ans aussi que je me farcis des cours purement théoriques, bien qu’ils soient très intéressants. Alors oui ce temps-là a été nécessaire pour que j’en arrive à cette étape aujourd’hui, et non les années passées n’ont jamais été perdues. J’ai eu besoin de ces détours pour pouvoir me développer, et faire grandir mon esprit afin de réussir à assumer ce que je fais aujourd’hui. Je ne regrette rien, et de toute façon ça ne sert à rien de regretter. Par chez moi on dit toujours que dans la vie, le chemin d’un point A à un point B ne se fait jamais en ligne droite. Il se fait en spirale, comme un escargot, avec des cercles qui s’élargissent à chaque tour un peu plus.
Enfin, maintenant j’ai accès à un apprentissage actif, à de la pratique. Je vais pouvoir me bouger et cesser d’être une oreille collée à un bac d’université. Mais ça va être dur … J’arrive pour ma première année de Master dans une université privée, et je me rends compte avec violence de l’efficacité toute relative de l’enseignement public. J’ai toujours évolué dans des amphithéâtres de 200 personnes où aucun étudiant ne prenait la parole, se contentant de prendre soigneusement des notes sans questionner le discours du professeur. J’ai toujours évolué dans un cadre où le formatage, on ne va pas se mentir, était de rigueur. Je me trouve aujourd’hui noyée parmi des étudiants qui ont eu la chance, l’opportunité et l’habitude de développer leur esprit et leur raisonnement par eux-mêmes, d’interagir avec les enseignants en plein milieu des cours. J’ai suivi un enseignement passif, ils ont suivi un enseignement actif. Et c’est sans compter les lacunes propres à ma spécialité. Ils ont eu trois années entières pour développer des concepts selon l’orientation qu’on suit en Master, et à proprement parler je dois, de mon côté, avoir eu trois semaines pour cela. Donc j’ai grossièrement, trois ans de lacunes à rattraper le plus vite possible.
Sinon il y a la problématique du stage aussi. Les étudiants parmi les lecteurs comprendront à quel point ce moment est crucial, et aussi cruel. Pas de budget, pas de place, pas de (…). Cassage de nez et claquage de portes. Ben oui mais concrètement, cette année je dois gérer mes partiels, et effectuer aussi la rédaction de deux mémoires. Sans stage, pas de mémoire(s), sans mémoire, pas de validation. L’angoisse. C’est pourtant pas faute d’élargir le champ de mes recherches au possible, mais toutes les structures sont pleines. Encore, ce serait mon profil qui ne serait pas adéquat, ou des formulations maladroites dans mes démarches, je pourrais agir et trouver des solutions. Mais pas de places, c’est indépendant de mon contrôle et je suis si impuissante … L’impuissance. Le sentiment le pire au monde.
Ah oui, et j’allais oublier. Je dois aussi trouver un travail. Là je commence à rire. Jaune, nerveusement, employez tous les adjectifs que vous voulez, en dehors de « de bon coeur ». Sans stage, pas de planning. Sans planning pas de boulot. Sans boulot pas de sous. Je suis complètement prise dans un cercle vicieux infernal, où chaque paramètre nécessite la résolution des autres paramètres au-dessus de la pyramide. Je crois qu’un petit trou se creuse en moi, et grandit chaque jour, à chaque refus ou mauvaise nouvelle. Un petit trou de vide, de néant, de solitude et d’impuissance.
Mais je garde le sourire parce qu’il ne faut pas se laisser abattre. Je ne baisserai pas les bras, et je ne me laisserai pas submerger par le flot des difficultés. Les épreuves sont des entraînements à devenir des personnes sages et heureuses. Plus les épreuves sont lourdes et plus la victoire est grande. Alors je souris, parce que je sais profondément que je serai là où je devrais être, en temps voulu. Je sais que ce que je traverse, et la situation dans laquelle je serai, me permettront de m’épanouir, et d’épanouir les autres autour de moi. Au fond j’ai choisi ce métier pour transmettre de la lumière, de la joie et du bonheur à chaque personne croisant ma route. Et c’est ce que je ferai. Au final malgré les difficultés encore actuelles, c’est comme si j’avais déjà la victoire.
Deux mots. Persévérance. Foi.
Voilà mes bonnes résolutions pour cette nouvelle année qui commence.
Et vous, comment se déroule votre rentrée ?

– Xoxo


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2 commentaires sur « Hello September »

  1. Courage pour ton année !! De la persévérance tu as raison, tu seras tellement fière de toi quand tu auras réussi. Je connais la galère des stages, en architecture c'est très compliqué d'en trouver un et même lorsqu'il n'est pas rémunéré .. Courage à toi !

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